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Sophie Pallarès

Ancienne version de la roue de la conjugaison Langage Montessori

Historique de la roue de la conjugaison

By | Matériel 6-12 ans | No Comments

Après vous avoir présenté la roue de la conjugaison et ses objectifs pédagogiques, je vous propose ici un petit voyage dans le temps à la recherche des origines historiques de ce matériel et de son utilisation en Montessori 😉 Clap… On tourne !!

Aux origines de la roue de la conjugaison

« La roue, sous sa forme originale en cercles concentriques, était incluse dans la progression de la conjugaison proposée au cours de la formation de grammaire au CRELAM. » (Germaine Jallot)

Si la roue de la conjugaison est utilisée depuis longtemps dans quelques écoles Montessori, elle n’a pas toujours eu la forme qu’on lui connaît actuellement !

Les notes de Jacqueline Oudin, qui avait suivi avec Michel et Fanny Lanternier le séminaire de formation sur la grammaire donné par Mario Montessori en personne (le fils de Maria !), évoquent un matériel en relief, sous la forme d’une tour.

Cette information est confirmée par Danièle Viguier-Duvivier, qui a retrouvé un article de Margot Waltuch datant de l’époque où celle-ci enseignait le français en Hollande (vers 1940) :

« Les enfants sont fascinés par l’étude de la langue et la manière dont les mots fonctionnent, seuls ou avec d’autres au sein d’une phrase. C’est dans ce contexte que nous abordons la grammaire avec eux. Alors que je leur enseignais le français à Laren en Hollande, il m’est venue une nouvelle idée : j’ai imaginé un grand gâteau, constitué de 6 couches et divisé en 8 parts. Chaque part représente un temps du verbe. Chaque couche représente une personne de la conjugaison. Les enfants doivent replacer les verbes conjugués, inscrits sur de petits drapeaux, qu’ils viennent planter dans les trous correspondants. Ils répètent les exercices avec un grand intérêt, écrivent les mots, se les dictent les uns aux autres en corrigeant leurs erreurs à l’aide des cartes d’auto-contrôle. Ils appellent cette activité “le gâteau Margot”. Tous les verbes de toutes les langues peuvent être appris de cette façon. » (Margot Waltuch)

Enfant utilisant une ancienne version de la roue de la conjugaison

Sur la photo illustrant l’article, on peut voir la roue de la conjugaison sous la forme d’un « gâteau » à étages !

On peut voir que cette version de la roue de la conjugaison était divisée différemment : elle comportait bien 8 parts, chacune correspondant à un temps verbal. Chaque part comprenait 6 étages, un pour chaque personne grammaticale.

Merci à Danièle Viguier-Duvivier pour le partage de ces précieuses informations historiques corroborées par Margot Waltuch ! 😉

Ma première rencontre avec la roue de la conjugaison

C’est à l’école Montessori d’Avignon que j’ai découvert ce matériel. La fondatrice et directrice de cette école, France Bauchet avait, en effet, adapté un matériel qu’on lui avait montré au CRELAM, à Rennes.

France Bauchet, de même que Danièle Viguier-Duvivier, a fréquenté assidument le CRELAM, où de riches formations Montessori y ont été dispensées pendant de nombreuses années.

J’ai eu, moi aussi, le privilège de suivre quelques formations au CRELAM dans les années 2000…

Le CRELAM, Centre de Recherche d’Étude et de Liaison des Activités Montessoriennes, a été créé dans les locaux d’une des plus anciennes écoles Montessori de France, à savoir l‘école Montessori de Rennes. Cette école a été initiée par Michel Lanternier, disciple historique de Maria et de Mario Montessori. Voir à ce sujet l’article très intéressant de l’école de Rennes.

Issue de l’école Montessori de Rennes, le CRELAM a participé activement à la création de matériels pédagogiques Montessori, dont la fameuse roue de la conjugaison, et ce, grâce à l’implication exceptionnelle de personnes telles que Germaine Jallot.

La roue de la conjugaison  = défi technique relevé pour Langage Montessori !

Depuis la découverte, en 2008, de la roue de la conjugaison et de son utilisation aisée et ludique avec les enfants à l’école Montessori d’Avignon, je n’ai eu de cesse de chercher un support pour vous proposer ce matériel de manière à ce qu’il soit pratique à utiliser, facile à reproduire, tout en restant abordable financièrement ! C’est donc après de nombreux tâtonnements et de nombreux défis techniques à surmonter que j’ai fini par trouver LA solution qui semble tous vous satisfaire et qui est, techniquement, assez facile à réaliser : je suis ainsi fière de vous proposer la roue de la conjugaison sous sa forme actuelle ! 😊

Le plus défiant demeure son expédition, dans de bonnes conditions de circulation : en effet, la roue est grande : elle mesure 40 cm de diamètre  et a un format complètement différent des autres matériels que je vous propose ! 😊

Comme son nom l’indique, elle tourne sur elle-même et cela est rendu encore plus aisé par l’utilisation d’un plateau tournant en bois comme Aurélie de La P’tite Bergerie Montessori me l’a récemment montré !

Roue de la conjugaison posée sur un plateau tournant en bois.

Rendez l’utilisation de la roue encore plus ludique en la disposant sur un plateau tournant !

Pizza ou gâteau, à 8 ou à 18 parts, en relief ou à plat… Une chose est sûre : dès ses débuts et sous toutes ses formes, la roue de conjugaison a toujours rencontré un franc succès, auprès des enfants comme auprès de leurs éducateurs ! 😉

Enfant utilisant la roue de la conjugaison

Comment utiliser la roue de la conjugaison en pédagogie Montessori ?

By | Matériel 6-12 ans | No Comments

Ce matériel de langage original permet de remettre du plaisir dans l’étude de la conjugaison, parfois ardue pour nos petits apprenants ! Découvrez comment elle se présente et comment l’utiliser avec les enfants. 🙂

Qu’est-ce que la roue de la conjugaison et à quoi sert-elle ?

La roue de la conjugaison permet aux enfants de se repérer dans le temps : passé, présent et futur, de se familiariser avec la notion de personnes grammaticales, ainsi qu’avec la notion de nombre (singulier / pluriel).

La roue est constituée d’un grand plateau rond et épais, divisé en 3 secteurs : passé, présent, et futur.

Chacun de ces secteurs est encore divisé en 2 parties : singulier et pluriel, elles-mêmes séparées en 3 pour représenter les différentes personnes de la conjugaison.

Pour jouer, on commence par choisir un jeu d’étiquettes qu’on place au centre de la roue. 

Les 18 étiquettes, toutes porteuses d’un verbe conjugué, vont circuler sur la roue jusqu’à ce qu’elles trouvent leur juste place.

La roue de la conjugaison peut être utilisée par un enfant seul ou par un petit groupe d’enfants : à tour de rôle, les enfants prélèvent donc une étiquette au centre de la roue, la lisent et la font circuler sur la roue en fonction de l’analyse qu’ils en font : temps, nombre et personne grammaticale du verbe.

Enfants utilisant la roue de la conjugaison en école Montessori

Merci à Vanessa Toinet pour cette image de notre matériel en action à l’école Montessori de Lyon-Confluence.

Un questionnement grammatical en toute autonomie

Quand vient son tour, l’enfant pioche une première étiquette, la déchiffre, puis cherche où la placer dans le premier cercle. Il commence par se poser la question suivante :

— « Quand je lis « je courais », est-ce que cette action se déroule au présent ? au passé ? ou au futur ? »

Après avoir trouvé sa réponse, l’enfant place l’étiquette dans la case « passé ».

Il continue ensuite ses investigations :

— « Quand je lis « je courais », est-ce que cette action concerne une seule ou plusieurs personnes ? »

Après avoir répondu mentalement à cette question, l’enfant fait glisser l’étiquette dans le deuxième cercle  et la place à l’endroit adéquat selon qu’il s’agit d’un singulier ou d’un pluriel.

Il doit encore s’interroger une dernière fois :

— « Quand je lis « je courais », s’agit-il de la 1ère personne ? de la 2ème personne ? ou de la 3ème personne ? » (sous-entendu : du singulier, s’il a bien répondu à la question précédente !)

Au terme de ce troisième questionnement, l’enfant va pouvoir placer son étiquette dans sa case a priori définitive.

Puis il pioche une deuxième étiquette, toujours dans la boîte centrale, et recommence à la faire circuler du centre de la roue jusqu’à sa périphérie.

Lorsque la boîte est vide, chaque étiquette a normalement trouvé son unique place dans l’une des 18 cases de la roue.

Conjuguer devient ainsi ludique ! 😉

Plusieurs jeux d’étiquettes pour une difficulté progressive

Notre roue de la conjugaison est livrée avec 8 jeux d’étiquettes de difficulté progressive. Une fois découpées, vous pouvez les ranger  des petites boîtes rondes, prêtes à être utilisées par les enfants !

Vous pouvez même créer vos propres jeux d’étiquettes, en fonction des besoins des enfants, de leurs envies et des thèmes abordés en classe.

Enfant utilisant la roue de la conjugaison avec des étiquettes artisanales

Créez vos propres étiquettes ! Merci à Virginie pour ses étiquettes d’extension et son généreux partage de photos !

Deux façons de s’auto-corriger pour l’enfant

Le matériel est doublement auto correctif  :

  • À la fin du jeu, chaque case extérieure de la roue ne peut comporter qu’une seule étiquette.
  • En plus, la correction figure au dos de chaque étiquette, ce qui permet à l’enfant d’effectuer une vérification supplémentaire !
Enfant utilisant la roue de la conjugaison

Merci aux Ateliers Montessori « Au rythme de l’enfant » pour cette belle photo !

À quel moment introduire la roue de la conjugaison ?

La roue de la conjugaison peut être introduite en tout début d’apprentissage de la conjugaison, avant l’étude systématique des terminaisons des verbes conjugués aux différents temps. Elle s’adresse donc à des enfants de 6 à 8 ans environ. La conception progressive des jeux d’étiquettes permet de « mettre en appétit » les enfants, avant de leur faire découvrir les pochettes de conjugaison !

Mais ce support, ludique dans sa forme, permet aussi de mettre de la variété dans l’étude de la conjugaison lorsque la fatigue s’installe dans son appropriation.

Continuons à filer la métaphore : si nos 6 premiers tris constituent une sorte « d’apéritif conjugatoire », les 2 derniers tris sont plutôt un « digestif » : les étiquettes ne comportent plus alors que le verbe conjugué, sans pronom personnel. Pour parvenir à toutes les placer au bon endroit sur la roue, il faut donc déjà avoir de solides bases en conjugaison ! 🙂

Découvrez les origines de ce matériel en lisant notre article retraçant l’historique de la roue de la conjugaison ! (à paraître)

Enfant utilisant la roue de la conjugaison dans sa classe Montessori

Merci aux Mômes d’Alsace pour cette photo !

Connaissiez-vous la roue de la conjugaison ? L’avez-vous déjà utilisée avec les enfants ?
N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience en laissant un commentaire ci-dessous !

digrammes rugueux montessori

AU, PH, EN font-ils partie des digrammes essentiels à montrer aux enfants pour qu’ils puissent encoder librement leur pensée ?

By | Matériel 3-6 ans | No Comments
Quels sont les digrammes ESSENTIELS à montrer aux enfants pour qu’ils puissent entrer tranquillement et naturellement dans la lecture ?

La pédagogie Montessori propose une progression bien précise pour accompagner l’enfant dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
La description de n
os séries d’écriture-lecture, conçues en respectant cette progression structurée, fait référence à la notion de digrammes essentiels : que sont-ils exactement, et en quoi se distinguent-ils des autres graphies complexes ? Comment trouvent-ils leur place dans la succession d’activités proposées à l’enfant pour apprendre à lire et à écrire ?

Les digrammes essentiels : une notion fondamentale dans l’apprentissage de l’écrit en pédagogie Montessori

Graphies simples et graphies complexes

Le français est une langue complexe, cela n’est plus à prouver ! La langue française dispose, en effet, de près de 190 graphèmes pour transcrire les 35 phonèmes qu’elle comporte.

La plupart de nos phonèmes (=sons) peuvent être transcrits avec une seule lettre. On appelle cela une graphie simple.
Mais d’autres phonèmes ont besoin de plusieurs lettres pour être transcrits : on les appelle alors des graphies complexes

Les graphies complexes peuvent s’écrire avec 2 lettres : on appelle cela un digramme ; d’autres graphies complexes peuvent s’écrire avec 3 lettres : on appelle cela un trigramme.

Graphie simple ou graphie complexe ? Quelques exemples

CH, OU, AU, PH, EIN, AIN, EAU, ET, ER, EZ sont des graphies complexes : chacune permet de transcrire un phonème donné.

Petite question piège : BL, PR, AR, GL, CL, CR sont-ils des graphies complexes ?
Eh non !
Certes, ces assemblages sont constitués de 2 lettres. Cependant, ils représentent non pas un seul phonème, mais DEUX phonèmes.
Ils ne font donc pas partie de la catégorie que nous étudions aujourd’hui, à savoir les graphies complexes, qui, elles, transcrivent un UNIQUE phonème ! 😊

Les digrammes essentiels ont une place à part…

Au sein de la catégorie, très fournie, des graphies complexes, on peut distinguer un petit sous-groupe particulier  dont l’enfant va avoir besoin rapidement pour pouvoir encoder tous les mots qu’il souhaite.

En effet, en pédagogie Montessori, pour accéder à la lecture « naturelle », l’enfant va d’abord apprendre à encoder, égrener les sons qui composent notre langue et les transcrire grâce à un alphabet mobile.

Mais, le français n’étant pas une langue phonétique, l’enfant, muni uniquement des graphies simples, va vite buter lorsqu’il va vouloir encoder, par exemple, maman ou lapin.

Il lui manque, en effet, les graphies complexes AN et IN sans lesquelles il lui est impossible d’encoder ces mots.
S’il souhaite écrire poire, il va également lui manquer la graphie complexe OI.
S’il souhaite écrire bonbon, il va également lui manquer la graphie complexe ON.

Pour débuter son apprentissage et se lancer dans l’écriture, l’enfant a besoin d’au moins une façon d’écrire chaque phonème. On va donc lui présenter, en plus des lettres simples, les digrammes les plus souvent utilisés pour transcrire les autres sons : ce sont les digrammes essentiels.

Pour pouvoir encoder tout ce qui lui passe par la tête, ce que l’on nomme écriture spontanée en pédagogie Montessori, l’enfant va ainsi avoir besoin, en plus des graphies simples, de quelques autres correspondances grapho-phonémiques supplémentaires : il va avoir besoin du CH (cheval), du OU (ours), du IN (indien), du AN (antilope), du UN (un), du ON (ongle), du GN (gnocchi), du OI (oie), du AI (aigle) et du EU (euro).

Et c’est tout ! 😊

C’est ce que nous nommons, à présent, les digrammes ESSENTIELS.

Un digramme est ESSENTIEL lorsqu’il permet de traduire graphiquement un phonème qui ne peut être représenté QUE par l’assemblage de 2 lettres.

Il est ESSENTIEL, parce que, sans lui, l’enfant ne peut pas agir-écrire de façon autonome, sans l’aide d’un adulte…

Lorsque plusieurs graphies sont possibles pour un même phonème (ex : IN/EIN/AIN ou AN/EN), la graphie la plus fréquemment utilisée en français est toujours celle qui est présentée prioritairement à l’enfant et qui est donc désignée comme étant ESSENTIELLE.

Un petit schéma vaut peut-être mieux que 1000 explications, n’est-ce pas ?

Les digrammes ESSENTIELS sont présentés un à un et indépendamment les uns des autres, sur le plan de la lecture et/ou de l’écriture dans notre 2ème série d’écriture-lecture.

2ème série d'écriture-lecture ; dictées muettes Montessori ; lecture du mot Montessori ; apprendre à lire et à écrire en pédagogie Montessori ; série orange Montessori ; mots à lire ; mots à écrire

Et l’orthographe dans tout ça ?

En pédagogie Montessori, lorsque l’enfant transcrit de façon spontanée ce qu’il entend de sa langue parlée, la notion d’orthographe doit être laissée de côté : on ne s’en préoccupe pas ! On ne veut surtout pas briser l’élan de l’enfant à encoder en le confrontant à la complexité de notre langue. On se contente de « l’égrenage » des sons ; peu importe que l’orthographe soit approximative !

Ainsi, un enfant pourra tout à fait écrire sinéma, lorsqu’il souhaitera évoquer le fait qu’il est allé au cinéma la veille : tous les sons nécessaires à la compréhension de ce qu’il veut exprimer sont présents et cela nous conviendra parfaitement, pendant un certain temps, celui de lancer l’enfant sur le chemin de la lecture…

L’idée n’est pas, bien sûr, d’enfermer l’enfant dans une orthographe erronée : ces approximations orthographiques ne constituent qu’un passage vers l’entrée en lecture naturelle de l’enfant. Dans la mesure où l’enfant qui encode (= compose avec l’alphabet mobile) ne sait pas relire ce qu’il a écrit, il ne peut mémoriser les erreurs orthographiques commises…

Un pas après l’autre !

Nota Bene hyper important : si des personnes sont choquées par cette notion d’orthographe malmenée par les premiers écrits des enfants, nos séries de mots à écrire sont là : elles sont conçues pour que l’enfant puisse transcrire ces mots sans aucune erreur orthographique, car les mots ont été choisis  tellement soigneusement que toutes les difficultés orthographiques du français en ont été éliminées  ! 😊

Les digrammes essentiels font partie du grand groupe des graphies complexes

Quelle différence y a-t-il entre digrammes essentiels et graphies complexes ? Quels sont les digrammes absolument essentiels à montrer à l’enfant au tout début de son apprentissage de l’écriture ?

Beaucoup de confusions règnent actuellement sur cette notion de digrammes, notamment chez les fournisseurs de matériel Montessori : lesquels faut-il vraiment montrer à l’enfant ? Lesquels sont indispensables ? Lesquels sont superfétatoires ?

Ce digramme est-il essentiel ? Quelques exemples

AU est-il un digramme ESSENTIEL à montrer à l’enfant ?
Réponse : non, car l’enfant dispose déjà de la graphie simple O pour pouvoir encoder, par exemple, le mot auto, qu’il pourra encoder, en début d’apprentissage, oto.

PH est-il un digramme ESSENTIEL à montrer à l’enfant ?
Réponse : non, car l’enfant dispose déjà de la graphie simple F pour pouvoir encoder, par exemple, le mot photo, qu’il encodera, dans ses débuts, foto.

ER est-il un digramme ESSENTIEL à montrer à l’enfant ?
Réponse : non, car l’enfant dispose déjà de la graphie simple é pour pouvoir encoder, par exemple, le mot tablier, qu’il encodera, dans ses débuts, tablié.

EN est-il un digramme ESSENTIEL à montrer à l’enfant ?
Réponse : non, car l’enfant dispose déjà du digramme essentiel AN pour pouvoir encoder, par exemple, le mot endive, qu’il encodera, dans ses débuts, andive.

Ainsi, au sein du grand ensemble des graphies complexes, on peut distinguer, comme nous le montre le schéma ci-dessous, les digrammes essentiels des autres graphies complexes.

Un schéma pour résumer l’ensemble des phonèmes et graphies de la langue française

Ainsi, ce que l’on voit sur le schéma, c’est que les autres graphies complexes représentent des phonèmes que l’enfant a déjà à sa disposition, soit avec les graphies (lettres) simples, soit avec les digrammes ESSENTIELS.

Il existe tellement de graphies complexes qu’on ne peut, bien sûr, pas s’attendre à ce que le jeune enfant en maîtrise toutes les subtilités, dès le début de son apprentissage !

Cela serait très décourageant pour lui !

Ces autres graphies complexes lui seront donc montrées ultérieurement, notamment dans notre 4ème série d’écriture-lecture

4ème série d'écriture-lecture ; dictées muettes Montessori ; lecture du mot Montessori ; apprendre à lire et à écrire en pédagogie Montessori ; série orange Montessori ; mots à lire ; mots à écrire

et dans les célèbres pochettes d’homophonies ou encore les petits livres des phonèmes.

Des fameuses difficultés orthographiques…

Les autres graphies complexes sont souvent nommées, en pédagogie Montessori, difficultés orthographiques.

Ce terme est impropre.

Car, avant d’apprendre l’orthographe, l’enfant doit apprendre à décoder ces autres graphies complexes ; il doit aussi les mémoriser, petit à petit, afin que, dès que ses yeux voient, par exemple, l’assemblage de lettres EIN, son cerveau, automatiquement, traduise par le son IN.

Enfin et seulement enfin quand l’enfant sera à l’aise avec la lecture, il commencera à s’intéresser aux nouveaux champs d’étude passionnants de la langue française que sont la structure grammaticale, l’étymologie (préfixes et suffixes), mais aussi l’orthographe d’usage et l’orthographe d’accord, la conjugaison.

Ces autres graphies complexes ne deviennent donc des difficultés orthographiques que lorsque l’enfant entre dans l’étude de l’orthographe. Auparavant, les dites « difficultés orthographiques » constituent des « difficultés de lecture ».

 

 

Et vous… Connaissiez-vous les digrammes Montessori essentiels ? Constatez-vous aussi que cette progression est optimale pour une entrée sereine dans l’écriture et la lecture ? N’hésitez pas à nous faire part de votre avis et de vos réactions en nous laissant un commentaire ci-dessous !

Dans un prochain article, nous vous expliquerons les choix faits autour de certains digrammes essentiels…